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Retour sur 25 ans de carrière dans la francophonie

24 juin 2020 | Marina van Wittenberghe

Photo : Les Bialons sur Unsplash

Une rencontre avec un Canadien sur un marché de Bruxelles, à l’âge de 6 ans, façonnera la vie de Marie-Anne Hellinckx.

La Luxembourgeoise a toujours été intéressée par le Canada — nourrissant son adolescence de lectures autochtones, elle était l’invitée de Marina Van Wittenberghe à Bonjour Victoria ! pour partager son parcours animé par une forte implication communautaire.

Titulaire d’un diplôme d’assistant de service social, elle a travaillé à Duncan en protection de l’enfance dans la réserve autochtone de Cowichan. De là, avec l’appui de plusieurs parents, ils ont pu faire venir le programme d’immersion française dans la vallée de Cowichan.

Sensibiliser autrui à l’aide humanitaire a toujours été une mission personnelle pour Marianne. Chaque occasion se présentant dans sa carrière a été saisie pour partager cette passion, de la construction de sentier à l’accompagnement de troupes de danse, le message de Marie-Anne Hellinckx était passé.

C’est également grâce à son engagement que l’on doit la création du skatepark de Duncan. Avec des adolescents et des parents, ils sont parvenus en 1996 à obtenir l’accord de la mairie et la moitié des fonds pour réaliser ce projet qui avait une place importante dans le cœur des jeunes.

Après 20 ans de carrière à l’École internationale Maxwell, à Shawnigan Lake, Marie-Anne Hellinckx a dû repenser son profil professionnel suite à la fermeture de celle-ci. À l’âge de 56 ans, avec « courage » elle a été à l’Université de Colombie-Britannique pour obtenir le certificat nécessaire afin d’enseigner en établissement public. Les portes de l’École Victor-Brodeur s’ouvrent alors à Marianne.

Mme Hellinckx faisait partie du comité de justice sociale de l’École Victor-Brodeur. À son initiative, chaque fin d’année une centaine de trousses de toilette était faite pour les sans abris. Marianne et ses élèves les apportaient à Noël à Our Place Society. Elle demandait aussi à tous les élèves de faire des cartes pour les sans-abris, ce qui amenait à un total de 600 à 700 cartes par an.

Neuf années se sont écoulées depuis, cette fin de semaine Marie-Anne Hellinckx quittera les bancs de l’école pour « peut-être, offrir une année de [sa] vie en travail humanitaire (…) en Afrique (…) ou en Inde ».

Retrouvez dans ce balado l’intégralité de l’entrevue avec Marie-Anne Hellinckx, qui partira à la retraite ce vendredi 26 juin :

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