Regards #9 : Et si on (re) prenait le train ?

Une partie de la voie ferrée qui traverse l’île de Vancouver, qui n’est plus en service depuis 2011. Photo : Gouvernement de la Colombie-Britannique

Cette semaine, Regards sur le Grand Victoria vous emmène en voyage sur les 289 kilomètres que couvre le couloir ferroviaire de l’île de Vancouver, partant de Victoria et allant jusqu’à Courtenay, traversant Nanaimo, et si le cœur vous en dit, un petit détour par Port Alberni.

Construit à la fin du 19e siècle, le chemin de fer est tombé en désuétude depuis 2011, date à laquelle il a cessé d’être exploité par les compagnies commerciales.

Cette semaine dans Regards, nous explorons la possibilité d’un retour d’activité de cette ligne.

Héritage d’un passé révolu, celui de la révolution industrielle, le couloir ferroviaire de l’île de Vancouver apparait paradoxalement aujourd’hui comme une magnifique opportunité pour les résidents insulaires de réinventer leur façon de se déplacer.

Les Premières Nations dont les territoires sont traversés par le rail ont été les premières à voir le potentiel de cette infrastructure existante.

Grâce à leur mobilisation, et après avoir exploité le rail pendant une décennie, ils ont obtenu des gouvernements locaux et de la province la création de la Island Corridor Foundation, une association qui œuvre à la réouverture de la voie ferrée.

La Province de la Colombie-Britannique a réalisé trois enquêtes au cours des dix dernières années afin d’évaluer les coûts de rénovation. En présentant des montants susceptibles de doucher l’enthousiasme des plus convaincus (entre 700 millions et 1 milliard de dollars), la province a omis, pour l’heure, d’énumérer les innombrables avantages directs et indirects d’une réouverture de tout ou partie du couloir ferroviaire.

Daniel Arbour, qui siège au comité directeur de la Island Corridor Foundation, revient en détail dans cette émission sur le contenu de ces dernières études et nous offre un éclairage plus précis sur les différents scénarios possibles de réhabilitation de l’infrastructure.

Comment, par exemple, les six petites gares entre Victoria et Langford, pourraient servir un projet de connecteur transurbain dans la région du Grand victoria, et devenir notre mini Sky train.

Ou encore la création d’un train intercités, permettant le désenclavement des villes du centre et du Nord de l’île tout en favorisant la réduction du trafic de fret routier sur la trans-canada.

Nous avons également reçu Jean-Thomas Bernard, Professeur en science économique à l’université d’Ottawa, qui souligne la rapidité avec laquelle ce projet pourrait être mis en œuvre compte tenu de l’infrastructure existante et ses bénéfices pour le transport, le climat et l’économie locale.

D’ailleurs, cette semaine, L’État fédéral s’est dit prêt à financer, au travers son plan de relance de l’économie nationale post-pandémique, des projets d’investissement public et d’infrastructure qui s’inscrivent dans la lutte contre le changement climatique et le respect de l’environnement. Une occasion à saisir ? 

Avec 80 % des 900 000 habitants de l’île de Vancouver vivant dans un périmètre de 5 kilomètres autour du tracé chemin de fer, le rail a longtemps été, plus qu’un axe de développement, une véritable ligne de vie, que Margo Landry, francophone et résidente de Victoria depuis 1975, a eu la chance d’emprunter à plusieurs reprises. Elle nous fait part de ses souvenirs…

Bonne écoute.

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