Regards #20 : l’Université de Victoria lance le premier programme d’études en droit autochtone au monde

Une page importante du processus de réconciliation nationale vient de s’écrire à Victoria : le Centre national des lois autochtones.

Une extension de l’Université et de son département de droit, qui accueillera le premier programme de droit autochtone au monde à combiner l’étude intensive du droit autochtone et non autochtone.

Futurs avocats, magistrats, juristes, législateurs et experts y seront formés pour mieux comprendre et harmoniser les interactions entre le droit coutumier, les cérémonies et les traditions orales des Premières Nations, avec le droit commun.

La rencontre entre le droit privé, de l’entreprise, administratif, civil et pénal, avec l’héritage législatif dense des Premières Nations, aidera le Canada à bâtir une nouvelle relation de nation à nation, fondée sur la reconnaissance et à la renaissance des traditions juridiques autochtones.

Jeremy Webber, professeur de droit à l’Université de Victoria et ancien doyen de la faculté de droit, a activement contribué à la naissance de ce centre. Il est notre invité cette semaine.

Le projet de 27 millions de dollars, financé conjointement par la province, le gouvernement fédéral et la Law Foundation of B.C, va agrandir de 2440 mètres carrés l’édifice Anne et Murray Fraser, et renforcera la relation de longue date avec les peuples Songhees, Esquimalt et WSÁNEĆ sur le territoire desquels l’université réside.

Alors que le programme de diplôme en droit autochtone entre dans sa troisième année, la croissance du nombre d’étudiants et de professeurs — dont six sont autochtones — témoigne à la fois du succès du programme et du besoin de plus d’espace.

Le programme de quatre ans à double diplôme accueillera 100 étudiants supplémentaires, qui rejoindront environ 400 étudiants des cycles supérieurs.

Le centre, qui devrait être achevé en 2023, abritera une nouvelle infrastructure numérique permettant aux étudiants de se connecter avec leurs communautés d’origine et de partager les traditions juridiques, et offrira un espace pour des conférences, des ateliers publics, des amphithéâtres et une salle des anciens pour les cérémonies

Mais surtout, il répondra spécifiquement au 50e point des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, qui consiste, conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones à « créer des instituts du droit autochtone pour l’élaboration, la mise en application et la compréhension des lois autochtones ainsi que l’accès à la justice en conformité avec les cultures uniques des peuples autochtones du Canada ».

Bonne écoute.

Plus d'articles :