Portrait de Sylvie Roussel-Janssens, artiste en arts visuels à Chilliwack - Radio Victoria

Portrait de Sylvie Roussel-Janssens, artiste en arts visuels à Chilliwack

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Une des oeuvres de Sylvie Roussel-Janssens. Photo fournie.

Sylvie Roussel-Janssens est artiste en arts visuels depuis plus de 35 ans.

Au printemps 2020, elle a été invitée à Saskatoon au titre d’Artiste en résidence.

Depuis plusieurs années déjà, elle travaille avec des matériaux jetés, délaissés, avec une intention de redonner une seconde vie à ces objects. Au printemps 2020, elle a été inspirée par le recyclage de matériaux, et plus particulièrement par le recyclage de ses propres œuvres artistiques. Bien sûr, avec la pandémie, cette résidence a dû être interrompue, avec l’intention d’être renouvelée au printemps 2021.

Récemment, elle a reçu la nouvelle que la résidence n’aura pas lieu à Saskatoon, mais qu’elle pourrait créer des œuvres dans son propre environnement, à Chilliwak en Colombie-Britannique.

Re-parcourant et retravaillant son inspiration principale, l’artiste crée deux expositions : Gratitude et Towers. Ces deux œuvres étant réalisées pendant la pandémie, elles partagent des thèmes comme la remise en question et l’accessibilité de l’art.

Gratitude est tirée de son idée originale, et tressée avec la réalité de la pandémie. Sylvie Roussel-Janssens dit avoir trouvé en la pandémie des frustrations, mais aussi une occasion de se remettre en question et d’être reconnaissante des choses dont elle profite, c’est à dire : la santé, la famille, et un privilège de vivre la pandémie dans une situation très peu précaire.

Elle voit sa pratique artistique comme étant éco-responsable, et c’est en recyclant des matériaux, certaines de ses anciennes œuvres, souvent textiles, qu’elle prend un recul sur l’amalgame de ses bon coups, les moins bons, et qu’elle vit un deuil. En effet, elle nous raconte que ce que l’on voit d’un.e artiste n’est que la pointe de l’iceberg. En tant qu’artiste et créateur.e, un choix doit être fait, et plusieurs œuvres ne voient pas le jour. En créant Gratitude, Sylvie Roussel-Janssens raconte qu’elle en a profité pour « faire le point » sur sa vie, et d’accepter ce qui n’a pas donctionné. Elle dit : « La vie, c’est survivre à ses désapointements. » C’est ce sentiment qui l’inspirait lors de sa résidence inachevée en 2020.

La pandémie du Covid-19 a grandement affecté les artistes en arts visuels, particulièrement les sculpteurs. Selon Sylvie, les plateformes numériques, autant importantes soit-elles, favorisent grandement les œuvres en deux dimensions. Les institutions et centres d’exposition sont, pour la plupart, fermés, et c’est donc aux artistes de créer des œuvres, trouver leur contexte, et l’endroit où elles seront exposées.

Towers est une oeuvre d’art dont Sylvie a tenté d’augmenter l’accessibilité. Il s’agit d’un assemblage de constructions verticales faites de pots de fleurs en plastique délaissés. En y ajoutant des éléments de lumière et accrochée à la fenêtre du centre culturel de Chilliwack, ces grandes tours assemblées, mesurant environ de six pieds de hauteur sont donc accessibles aux passants jusqu’au 15 mars, et ce, que le centre soit ouvert ou non.

Gratitude, quant à elle, est présente dans le hall de l’édifice historique de l’Hotel Royal au centre-ville de Chilliwack.

Sylvie mentionne que toutes ses oeuvres sont également accessibles sur ses médias sociaux. Vous pouvez donc visiter son site web et ses médias sociaux à l’identifiant @sylvielightsculpture.

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