Pollution marine et équipements fantômes

Photo : Riddhiman Bhowmik sur Unsplash

La question du matériel de pêche perdu et abandonné sera sur la liste des choses à faire dans les mois à venir, car un certain nombre d’organisations en Colombie-Britannique recevront une part d’un programme de 8,3 millions de dollars pour éliminer, ce que l’on appelle, les équipements fantômes.

L’un des plus grands contributeurs de pollution marine dans le monde est certainement l’équipement fantôme – également l’une des formes les plus mortelles de dégradation de la faune marine. C’est une préoccupation constante qui est un grand danger pour les animaux marins comme les baleines et les tortues. « Le monofilament un des composants des filets [ de pêche ] prend plus de 600 ans pour se décomposer en matière microplastique » précise le Dr Teale Phels Bondaroff, directeur de recherche pour OceansAsia, lors de son intervention à Bonjour Victoria !. « Alors celui-ci continue de pêcher et de tuer des animaux ».

Pour contrer cette menace, Pêches et Océans Canada a annoncé ce mois-ci le financement de 26 projets au Canada et partout dans le monde pour aider à débarrasser les océans de ces déchets destructeurs. En Colombie-Britannique, sept groupes et organismes participeront au programme.

Tous les projets se classent dans au moins une des quatre catégories suivantes : récupération de l’équipement, élimination responsable, acquisition et mise à l’essai de la technologie d’équipement disponible, et leadership international.

« Un programme de récupération qui a été mené dans l’état de Washington a fait sortir de l’eau 870 filets avec 32 000 animaux morts, comme des oiseaux et des mammifères marins ».

Selon le Dr Teale Phels Bondaroff, les filets maillants sont les plus grands danger en Colombie-Britannique précisant que « dans la mer Salish, il y a beaucoup de filets perdus depuis les années 1970 », ainsi que les pièges à crabes avec « 600 pièges à crabes qui sont perdus par année ».

Pour en savoir plus sur cette situation catastrophique, écoutez cette entrevue avec le Dr Teale Phels Bondaroff, directeur de recherche pour OceansAsia :

Lors de cette entrevue Teale Phels Bondaroff, a tenu à rappeler l’importance de l’utilisation des masques réutilisables. La pandémie est là pour durer, après huit mois, il devient indispensable de « penser plus durables ». La quantité de déchets produits est astronomique et exerce une pression importante sur nos installations de gestion des déchets. Avant la pandémie, les systèmes de gestion des déchets de nombreux pays avaient déjà du mal à suivre la cadence de la consommation excessive et du gaspillage. Maintenant, avec l’ajout de l’équipement de protection individuelle (EPI) utilisé en masse par le grand public, ces systèmes ne sont plus à la hauteur.

« Tout le monde, portez des masques réutilisables s’il vous plait ! »

Dr Teale Phels Bondaroff, directeur de recherche pour OceansAsia

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