Orques et drones : une nouvelle méthode d’observer les baleines

Une équipe de scientifiques de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) partie dans les derniers mois observer les épaulards dans les eaux de la province a récolté de nombreuses vidéos, photographies et données, notamment à l’aide de drones.

L’objectif de cette étude, financée en partie par Pêches et Océans Canada, est de mieux comprendre les comportements des orques résidentes du sud et du nord en matière d’alimentation.

Les drones ont permis d’obtenir des informations inédites sur ces mammifères marins, selon son chercheur principal, Andrew Trites.

« Quand on voit les orques depuis les airs, on voit des choses qu’on ne voit jamais depuis un bateau », a-t-il affirmé en entrevue à l’émission Phare Ouest de Radio Canada. « Ce qui m’a le plus frappé, c’est de voir à quel point elles sont tactiles. »

Au mois d’août, le directeur de l’unité de recherche sur les mammifères marins à l’UBC a quitté False Creek, à Vancouver, avec son équipe, pour une dizaine de jours d’observation.

Leur bateau a tout de suite rencontré des épaulards qui festoyaient à l’embouchure du fleuve Fraser.

« Il y avait un bébé femelle avec sa mère : chaque fois qu’on la voyait, elle avait un poisson entre les dents », explique-t-il. C’était comme une poupée, parce qu’elle boit encore du lait. Selon lui, cela pourrait illustrer comment les veaux s’habituent au goût du saumon, avant d’apprendre à le chasser.

Les orques résidentes du sud s’alimentent de saumon chinook, appelé aussi quinnat, entre autres au large des côtes du sud de la Colombie-Britannique. Une des hypothèses expliquant le déclin de leur population est la diminution du nombre de ces poissons, de moins en moins nombreux à remonter les cours d’eau du sud de la province et des États-Unis pour se reproduire.

Leurs cousines, les orques résidentes du nord, vont beaucoup mieux, même si elles ont la même alimentation. Elles vivent plus au nord, entre la pointe nord de l’île de Vancouver et l’Alaska.

L’équipe d’Andrew Trites cherche notamment à comprendre, en comparant ces deux populations, si la disponibilité du saumon quinnat explique véritablement leur sort différent.

Source : Radio Canada avec informations de Phare Ouest

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