Les francophones de Duncan réclament une école primaire au CSF

Les classes d’immersion francophones sont tellement populaires à Duncan que les étudiants sont choisis par loterie (banque d’images)

Des familles francophones de la vallée de Cowichan s’unissent et réclament une école primaire francophone au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique.

Dans une entrevue à Radio-Canada, Louisiane Salesse Lafleur explique souhaiter un tel établissement à Duncan, pour que son fils Logan puisse grandir dans un environnement en français. « C’est tellement important de préserver la langue française. Ça me briserait le cœur s’il n’avait pas cette chance », dit-elle, visiblement émue.

En s’installant dans cette ville de l’île de Vancouver, pour y fonder une famille, Mme Salesse Lafleur comptait sur le programme d’immersion de la région pour que son fils, âgé de 3 ans, puisse éventuellement bénéficier d’une éducation en français. C’était avant le système de loteries, dit-elle.

En effet, les classes d’immersion sont à tel point populaires que depuis 2017, leur accès se fait au travers un système de tirage au sort, qui laisse beaucoup de gens pour compte.

Environ 150 enfants n’auraient pas obtenu de place l’an dernier, selon Mary Dougherty, qui vit à Duncan depuis neuf ans. Selon elle, environ le tiers des personnes inscrites dans ce programme sont des familles francophones.

Les deux mères de famille souhaitent maintenant bien plus que des places supplémentaires d’immersion, elles réclament une école francophone. « Je crois que ce serait un point de rassemblement pour la communauté », dit Mme Dougherty.

« On n’est pas les seuls dans cette situation », dit Mme Salesse Lafleur. « Je connais des gens qui ont dû déménager parce qu’ils n’ont pas été choisis dans la loterie, et pour eux, c’était trop important que leurs enfants aillent à l’école en français ».

Mme Salesse Lafleur n’envisage pas de déménager. Duncan est d’après elle, « le plus bel endroit au Canada » et celui qu’elle a choisi pour vivre.

Pour quand ?

Lorsqu’on lui a demandé si un échéancier était prévu, Mme Dougherty a dit viser le mois de septembre 2020. Je crois que ça pourrait marcher, mais c’est au CSF de décider, a-t-elle expliqué au micro de l’émission Phare Ouest mercredi, ajoutant que le Conseil montre une grande ouverture au projet.

Une rencontre est par ailleurs prévue le 13 novembre prochain.

Mme Dougherty invite les parents qui souhaitent participer à la rencontre ou qui souhaitent obtenir des informations supplémentaires à écrire à l’adresse ecolecowichan@gmail.com.

Source : Radio Canada avec les informations d’Adrien Blanc

Plus d'articles :