La Colombie-Britannique aplatit la courbe… mais il faut rester vigilant ! - Radio Victoria

La Colombie-Britannique aplatit la courbe… mais il faut rester vigilant !

Sur ce document fournit par la province on voit que l’évolution du virus en C-B n’a heureusement pas suivis la trajectoire de la Chine ou l’Italie

Le travail acharné de toute la population porte ses fruits : aujourd’hui 17 avril, la province a publié les mises à jour de ses modèles épidémiques, montrant que la courbe du nombre de nouvelles infections s’aplatit bel et bien.
« Nous sommes sur la bonne voie, nous devons continuer », a dit le ministre de la Santé Adrian Dix.
« La différence entre ce qui aurait pu se passer et ce qui s’est passé, c’est grâce aux mesures que nous, en Colombie-Britannique, avons pris » a expliqué la médecin hygiéniste en chef, Dre Bonnie Henry, qui a ajouté que le respect des mesures sanitaires et de la distanciation physiques y a joué pour beaucoup.

Lors de sa présentation la Dre Henry a montré la différence entre le nombre de nouveaux cas actuels et le nombre de nouveaux cas auxquels la province pouvait s’attendre si la situation suivait celle de l’Italie et la Chine : entre 150 et 800 nouveaux cas par jour.

Cette chronologie présentée la province superpose les mesures sanitaires prises avec l’évolution du nombre de nouveaux cas confirmés en Colombie-Britannique

La province est passée sous la barre des 50 nouveaux cas quotidiens il y a plusieurs semaines.

Stratégie en soins intensifs

Dans le document publié aujourd’hui on note que la province a un taux d’admission des patients atteints de COVID-19 en soins intensifs plus élevés que la Corée du Sud, alors que la province enregistre une évolution similaire de l’infection. La Dre Henry a expliqué cette différence par la décision de la province d’utiliser les respirateurs artificiels et l’oxygénation de matière préventive, ce qui améliore les chances de survie des patients touchés.

Matériel d’urgence

La province a aussi fourni les chiffres les plus à jour sur le matériel d’urgence : alors qu’il y a trois semaines il n’y avait que 457 respirateurs artificiels dans la province, on est aujourd’hui à 681. Une cargaison de 55 respirateurs artificiels, non inclus dans ces chiffres, est en cours d’inspection avant d’être mise en service.

Retour des chirurgies non urgentes

La province a mentionné la possibilité du retour de certaines chirurgies non urgentes au mois de mai si la tendance se maintient au niveau du nombre de nouvelles infections par jour.

Et maintenant ?

Même si les mesures de la province ont eu l’effet escompté, le risque d’une explosion du nombre de cas comme aux États-Unis ou en Europe est toujours présent a rappelé le ministre Dix.
« Il est essentiel que tout le monde en C-B continue de pratiquer la distanciation physique », a-t-il dit.
Il ne peut y avoir de retour à la normale tant que la population ne possède pas une immunité collective au virus. Et vu que dans les pays les plus durement touchés, comme l’Italie ou la Chine, une fraction de la population est immunisée malgré les milliers de morts, la mise au point d’un vaccin est la seule solution viable.

La province travaille sur une stratégie pour continuer de contrôler la transmission et croissance du virus tout en minimisant les conséquences négatives et inattendues dues aux mesures de santé publique.

« Ce ne sera pas la même chose qu’avant », a prévenu le Dre Henry. Il n’y aura pas de retour à nos vies du mois de décembre comme les voyages en avion et déplacements illimités.

Elle a cité la très célèbre phrase de Winston Churchill pour illustrer la situation actuelle :

« Ceci n’est pas la fin, ni même le commencement de la fin, mais c’est peut-être la fin du commencement » 

Dans ce modèle présenté par la province on voit les possibles évolutions du virus en fonction du degré de relâchement des mesures de distanciation physiques

La province travaille avec deux universités pour évaluer quelles mesures pourraient être relâchées. Dans l’image ci-dessus, la province montre son estimation du nombre de personnes qui finiraient aux soins intensifs en fonction de diverses intensités de relâchements : de 30 % de la normale au retour des contacts physiques d’avant la pandémie.

Vous pouvez ré-écouter la présentation du Dre Henry et du ministre Dix d’aujourd’hui et consulter les documents présentés.

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