Jeanne Robert – juriste | Migrant Workers Centre

Dans nos studios, lors de ??????? ????????, Jeanne Robert – juriste, qui a obtenu un diplôme de l’École du Barreau du Québec et une maîtrise en droit international axée sur les droits de la personne de l’Université de Montréal, nous parle de l’organisme pour lequel elle travaille, le Migrant Workers Centre et du prochain atelier qu’ils proposeront à Victoria la semaine prochaine.

Jeanne Robert exerce au centre des travailleurs migrants de Vancouver (119 W Pender St). Cet organisme à but non lucratif créé en 1986 travaille avec des travailleurs de tous pays.

 « On y donne des conseils aux personnes les plus vulnérables, c’est dire – dans ce cas – aux personnes qui ont un permis de travail fermé. Nous faisons aussi de la sensibilisation auprès du public. »

Jeanne Robert au sujet de Migrant Workers Centre

Il y a quand même beaucoup de situations différentes et c’est pourquoi cet organisme a été créé, nous informe Jeanne Robert, ajoutant qu’ils fournissent notamment de l’aide aux personnes qui travaillent dans des familles par exemple.

L’organisme a du s’élargir pour s’adapter à sa clientèle.

Notre invitée, nous partage qu’il y aussi des personnes du domaine agricole qui font appel à leurs services.

« Les travailleurs qui viennent nous voir sont particulièrement vulnérables car ils ont des permis de travail spécifiques, qui les rendent dépendants de leur employeur, donc si ils subissent des abus il n’y a aucune porte de sortie », nous partage Jeanne Robert.

« Dénoncer cette situation est très difficile pour eux. »

Jeanne Robert à propos des migrants

« Ils ne connaissent pas forcement leurs droits – c’est très difficile pour eux d’aller chercher de l’aide. Ils ont des risques importants de subir des abus liés a leur vulnérabilité  », déclare Jeanne Robert.

Suite à de nouveaux regards, des changements ont été apportés. Il y a maintenant la possibilité, pour ces victimes, d’accéder à un permis de travail destinés aux personnes vulnérables – un permis de travail ouvert. Ils ne sont donc plus dépendants de leur employeur. Ce permis est temporaire. Jeanne Robert nous partage que c’est une solution qui permettrait aussi – si une plainte a été déposée – de finir de participer à la procédure. 

Ce permis permet de déposer plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, par exemple, et d’aller parallèlement travailler avec un autre employeur.

« C’est un grand changement mais cette solution est à court terme ! »

Jeanne Robert au sujet du Permis de travail ouvert pour travailleurs vulnérables

Il y a aussi le problème de l’accès à la residence permanente.

Notre invitée nous informe qu’il y a maintenant des programmes mis en place spécifiquement pour aider ces migrants – comme les Programmes des aides familiaux.

Il y a également le Permis de séjour temporaire pour les personnes qui n’ont plus de statut au Canada et qui sont victimes de la traite de la personne.

« C’est souvent très compliqué pour eux de prouver cet abus. Il ne savent pas toujours que des solutions existent » nous confie la juriste.

« La question de la preuve est très importante – quand on est victime d’un abus, il ne s’agit pas toujours de violences physiques – il peut s’agir de menaces, de confiscation des documents; ou même parfois, les liens qui se sont créés entre la victime et l’employeur peuvent poser problème. Il peut y a voir des liens familial ou amical. Alors ils se sentent redevables. Et il y a aussi la question de la dette, parce qu’il y a des agences qui payent des frais alors il y a le risque qu’elles se retrouvent endettées » conclu Jeanne Robert.

Migrant Workers Center fait des ateliers pour informer les migrants mais aussi les prestataires de service qui travaillent avec ces personnes.

Le 18 février, il y a un atelier qui va être donné au Victoria Immigrant and Refugee Centre Society (1004 North Street) – de 10 h à 12 h.

Les mécanismes temporaires pour pouvoir soutenir ces personnes y seront expliqués, et les ressources disponibles seront aussi partagées.

« Ce problème est méconnu mais c’est quelque chose qui est commun au Canada. La question de la traite de la personne est commune en Colombie Britannique – c’est une question qui touchent beaucoup de personnes. »

Jeanne Robert

 

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