Étudier l'indiscipline - Radio Victoria

Étudier l’indiscipline

Illustration : Agrégateur d’indiscipline

Dans le cadre universitaire, on est habitué à ce que les chercheurs, auteurs, et artistes travaillent dans leurs disciplines respectives.

Mais que se passe-t-il lorsque l’on décide d’aller au-delà des lois artistiques et intellectuelles ?

Bienvenue dans l’indiscipline.

« Par l’indiscipline on cherche à aller au-delà de toutes ces notions de pluridisciplinarité, interdisciplinarité, transdisciplinarité », explique Dr Pierre-Luc Landry, auteur, professeur adjoint au Département de français de l’Université de Victoria et surtout directeur de l’agrégateur d’indiscipline.

« On propose de faire de la recherche et de la création en dehors des disciplines ou encore dans les moments où les disciplines se frottent entre elles et qui donnent des lieux et des moments intellectuels et artistiques que l’on n’arrive pas à nommer », dit Pierre-Luc Landry, en entrevue à Bonjour Victoria !

« Dans l’agrégateur d’indiscipline on s’intéresse à agréger plusieurs sujets, de travaux en lien avec l’indiscipline, mais aussi de faire émerger un discours sur cette notion d’indisciplinarité, comment on peut la mettre en acte dans l’université et dans la pratique artistique ».

Mais l’indiscipline, ce sont aussi les réflexions qui ne peuvent pas avoir lieu dans un cadre discipliné, dans le sens répressif du mot.

C’est alors de la résistance.

Dans ce cadre-là, « les lois artistiques et intellectuelles et ne nous intéressent plus », explique Pierre-Luc Landry.

« Comment résister et transgresser ces lois-là ? »

L’agrégateur compte une vingtaine de membres, de Colombie-Britannique, du Québec, et de France.

« L’agrégateur vise à démocratiser cette réflexion qu’on tient dans nos pratiques artistiques et intellectuelles et aller trouver des gens et des oeuvres hors de nos réseaux qui sont aussi indisciplinés et indisciplinaires », conclut Pierre-Luc Landry.

Pour ré-écouter l’entrevue de Pierre-Luc Landry :

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