Crise des opiacés : une combinaison de médicaments aggrave la situation

Photo d’archive : Radio Victoria

Les drogues illicites à Victoria deviennent de plus en plus mortelles en raison des concentrations plus élevées de fentanyl et de la présence d’autres substances causant des surdoses – que la naloxone ne peut pas combattre, selon un rapport du contrôle des drogues.

Le Times Colonist rapporte que le Vancouver Island Drug Checking Project a publié un rapport basé sur près de 270 échantillons qui ont été testés entre le 1er avril et le 30 juin. Dans 19% des échantillons censés être des opioïdes, les tests ont révélé d’autres ingrédients actifs qui ne répondraient pas à la naloxone en cas de surdose.

Bruce Wallace, un professeur agrégé à l’Université de Victoria, qui est l’une des personnes à l’origine de ce projet, a déclaré que la découverte est alarmante, car cela signifie que la naloxone ne pourrait possiblement plus sauver des vies.

Pour les consommateurs d’opiacées qui cherchent de l’aide, Island Health liste les différents services disponibles sur l’île de Vancouver. Il est aussi possible d’appeler le 1 800 663-1441 pour obtenir des informations (service gratuit et confidentiel)

La benzodiazépine, qui peut être utilisée pour traiter l’anxiété, et la xylazine, un sédatif animal hautement nocif pour l’homme, sont parmi ces substances qui ne répondraient pas à la naloxone car celle-ci n’est efficace que contre les opioïdes, comme elle a été conçue pour cela.

Ces substances existaient déjà auparavant, mais elles sont de plus en plus présentes depuis la pandémie.

Le rapport a également révélé une plus grande variation des concentrations de fentanyl dans les échantillons censés être des opioïdes que dans les rapports précédents – passant de 8% avant la pandémie de COVID-19, à 24% ces derniers mois.

La Colombie-Britannique a signalé un nombre record de surdoses en mai et juin, mais selon des personnes sensibilisées par la crise des opiacés, la pandémie n’est pas le problème. 

Le Times Colonist rapporte qu’ils indiquent que la criminalisation de la consommation de substances, la stigmatisation qui en résulte et le manque d’approvisionnement sûr sont les raisons pour lesquelles le nombre de décès augmente.

Source : Times Colonist

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