Covid-19 : vers un durcissement des mesures face à l’escalade des cas en Colombie-Britannique

Le premier ministre de la Colombie-Britannique John Horgan a exhorté les Britanno-Colombiens à ne se déplacer dans la province que pour des motifs essentiels.

Il a par ailleurs laissé entendre qu’il pourrait d’interdire les voyages non essentiels en Colombie-Britannique.

L’interdiction des voyages non essentiels dans les autorités sanitaires des régions de Fraser et de Vancouver Coastal sera reconduite pour deux semaines.

Le premier ministre a fait cette annonce ce mercredi matin en conférence de presse à Victoria en réaction à l’augmentation spectaculaire des cas de COVID-19 dans la province.

Mardi, la province a enregistré 717 nouveaux cas de COVID-19 et 11 autres décès, marquant le jour le plus meurtrier de la pandémie dans la province. Ce mercredi, un autre record avec 762 nouveaux cas dans la province, et des augmentations dans toutes les régies de santé.

Le nombre de morts attribuables au COVID-19 en Colombie-Britannique est maintenant de 320 personnes.

Malgré les ordonnances de santé publique restreignant les rassemblements, ainsi que les ordonnances régionales du 9 novembre limitant les voyages et la socialisation dans les autorités sanitaires des régions de Fraser et de Vancouver Coastal, où se trouve la majorité des nouveaux cas, le nombre de cas a continué d’augmenter.

John Horgan a déclaré qu’il s’entretiendra à ce sujet avec le premier ministre Justin Trudeau plus tard cette semaine et lui demandera d’établir «une approche pan-canadienne du voyage » qui puisse garantir une uniformité des règles sur l’ensemble du territoire national, afin de décourager les déplacements entre les provinces durant la pandémie.

Il a précisé que cette approche ne devait pas être perçue comme une sanction pour les régions où le nombre d’infections au COVID-19 est le plus élevé, mais plutôt comme une mesure de santé publique pour assurer la sécurité de tous les Canadiens.

John Horgan a également exhorté les Britanno-Colombiens à réduire le plus possible les rassemblements sociaux, affirmant que les nouveaux groupes de cas «proviennent de rassemblements sociaux, et pas des lieux de travail ».

D’autres mesures pourraient être prises et celles existantes renforcées dès ce jeudi, puisque la Dre Bonnie Henry, la médecin hygiéniste en chef, devrait s’exprimer notamment sur la possible fermeture des écoles, clarifier la position du gouvernement concernant le port du masque obligatoire et sur une possible restriction des voies d’accès et de voyage depuis et vers l’île de Vancouver. 

Concernant ce dernier point, le médecin-hygiéniste en chef de l’île de Vancouver, Richard Stanwick, a lancé cette semaine l’idée d’une bulle insulaire où les voyageurs non essentiels devraient observer une quarantaine de 14 jours, comme dans la «bulle atlantique » des provinces maritimes.

M. Horgan a déclaré qu’il laisserait le soin de cette décision à la Dre Henry, à qui il a brièvement parlé de la proposition mercredi matin, mais a noté que «la libre circulation entre les provinces canadiennes fait partie de la citoyenneté, et si la bulle des Maritimes s’est avérée fructueuse, nous n’avons pas la capacité de le faire ; nous avons de grandes frontières ».

En attendant, le premier ministre appelle les Britanno-Colombiens à rester déterminés à aplanir la courbe jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible :

« Nous sommes si proches. Les percées en matière de vaccins sont très encourageantes, mais nous n’en sommes pas encore là. Ce n’est pas le moment d’observer les tempêtes sur la côte ouest de l’île de Vancouver. Ce n’est pas le moment de planifier un grand rassemblement d’amis pendant les vacances de Noël. Nous devons nous concentrer sur la traversée de l’hiver. »

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